Répétition Générale ! De l’autre côté ?

Répétition Générale ! De l’autre côté ?

Pitch :

Une comédienne, Nicole, et son metteur en scène, Pierre-Yves, sont contraints de donner une répétition générale publique. « Parce que depuis la démocratisation culturelle, les gens ne viennent plus au théâtre, alors nous devons faire des répétitions générales publiques pour que les gens viennent ».

Partant de cela, le spectacle se déroule qu’il pleuve, qu’il vente qu’il neige,… enfin non, le metteur en scène garde le pouvoir d’arrêter la répétition. Parce que quelque chose ne va pas, alors « lui il sait, il le fait et puis voilà ».

Sur scène, Nicole nous offrira la vie de Renée, le personnage qu’elle interprète… Personnage proche d’elle-même… trop proche peut-être, la distinction s’estompe petit à petit…

Tout l’enjeu du personnage, passera-t-elle la porte ?  Fera-t-elle le grand pas ?

 Seule ?  Avec l’aide d’un metteur en scène ?  Du public ?

Distribution :

Jeu, écriture et dramaturgie :

Gisèle Prégardien : Nicole, Renée et Elle-même

Stefan Bastin : Pierre-Yves et Lui-même

Création musicale (en plein air uniquement) :

Guitare : Jean-Marie Garroy

Percussion : Jean-Marie Donnay

Mise en Scène et Scénographie :

Stefan Bastin

Regards extérieurs :

Plus de 500 spectateurs présents lors des différentes représentations tests

Processus de création :

Au départ, il y a une conférence gesticulée de Gisèle Prégardien. Elle l’a donnée une dizaine de fois. Les critiques sont tranchées. Les gens adorent ou détestent mais la conférence ne laisse personne indifférent. Parmi les critiques négatives certains parlent de prosélytisme.

Sur cette base, elle entre en contact avec Stefan Bastin afin de supprimer l’écueil. Il identifie le problème comme une conséquence du processus d’opposition entre la conférencière et le personnage. Deux identités enfermées qui se confrontent dans le cadre d’un seul en scène.

Ensemble, ils décident de garder le processus dramatique mais de le placer dans un duo. Et aussi, de quitter le cadre d’une conférence pour entrer dans celui d’une répétition générale publique. Bref, ils écrivent maintenant à deux mains.

Au cours du travail de création, ils organisent de nombreuses rencontres avec le public. Ils remettent en question chaque partie de la création en fonction des échanges. S’ils sont effectivement à l’écoute et confrontent les points de vue, ils gardent la liberté des choix et de l’évolution. Ils précisent, ajustent, évaluent… Ils le font en suivant cette méthodologie particulière de la création en contact permanent avec un public. Mars 2020, la création est prête.

Note d’intentions :

Dès les premiers mots, les mises en abyme prennent places et se multiplient. Le jeu a déjà commencé. Le public ne s’en rend pas encore compte… Il se pose à peine la question et le voilà embarqué dans un parcours où il ne peut imaginer l’étape suivante. Les paradoxes sont partout et permanents. Le cerveau du spectateur entre alors en ébullition. Mais comme c’est drôle, il suit…

C’est drôle mais pas que…

Les propos parlent de la banalité du quotidien, de l’univers connu, et de ses sécurités peureuses. Ils font en permanence écho au vécu du spectateur ; et pourtant, il est donné avec un angle qui force à la remise en question et démontre l’absurdité intime de nos vies banales… Des propos de (grandes) surface(s), mais qui articulés entre eux, vous emmènent dans les profondeurs de la réflexion.

Après, il s’agira de passer la porte… Paradoxalement, le passage physique de cette porte n’en sera pas un, tout au moins à l’étape psychique qu’il est censé représenter… Celui-là viendra plus tard, au moment d’exploser le cadre à peine visible et placé aux premières minutes de la représentation.

Dans les dernières minutes, un ultime retournement apportera une dernière réflexion qui force le spectateur à relire de mémoire et à réinterpréter l’ensemble du spectacle qu’il vient de recevoir… Une seconde lecture qui n’efface pas la première mais qui vient s’ajouter, par-dessus, comme un vernis de finition…

Une lecture à multiples couches. Le spectacle est tout public, il se lira autant au premier degré, qu’à des niveaux plus complexes.

Il peut servir plusieurs types de débats :

  • Un regard critique sur la création artistique et ses processus,
  • Une métaphore de toutes les prises de pouvoirs d’un être sur un autre avec une mise en évidence des processus Bourreau-Victime-Sauveur,
  • Une réflexion sur la dépendance à l’image sociale que l’on donne,
  • Une réflexion sur les véritables origines des dépendances et des addictions…

Dans sa version avec musicien, la musique suit en direct le jeu. Le dialogue entre acteurs et musiciens est peu visible mais permanent. Il accompagne subtilement la transmission des émotions au public. Il souligne les états de tension et modifie le rythme du jeu.


Fiche Technique :

Durée :

– 50 minutes pour les représentations avec musiciens (uniquement en plein air).

– 45 minutes pour les représentations sans musique.

– Mise à disposition des lieux au plus tard 30 minutes avant la représentation (version éclairage simple) avec une mise à disposition de loges 2 heures avant.

Espace scénique :

Idéalement : 6m x 4m mais peut être réduit à 2,5m de profondeur sur 3m de façade

Ht : 2m40

En extérieur, nous définissons le spectacle comme un spectacle de jardin et non de rue.

En intérieur (en fonction de la météo et de la saison), dans un espace calme propice à l’écoute et hors des lieux de passages.

Taille du public :

Jusque 60 personnes en salle.

Eclairage :

En extérieur, pas de besoins particuliers en journée et en soirée un éclairage d’ambiance permanent

En salle, 6 Projecteurs avec filtre en façade et 2 en contre (version simple)

Sonorisation :

Elle est prise en charge par la Cie.

Besoin d’une prise 16A.

Travail à voix nue.

Equipe en tournée :

Avec musiciens : 4

Sans musicien : 2

+ 1 régisseur lumière en fonction du contrat et des lieux.